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    Préambule
    Chapitre 1
    Chapitre 2
    Chapitre 3
    Chapitre 4
    Chapitre 5
    Chapitre 6
    Chapitre 7
    Chapitre 8
    Annexe 1
    Annexe 2


CHAPITRE VI


LES MATHEMATIQUES A LILLE
de 1854 à 1970

Par Marie Thérèse POURPRIX

   CHAPITRE VI

   La guerre 1939-45 et le service de mathématiques.

1. La mobilisation puis l'évacuation de la Faculté en 1939-40.

Peu après la déclaration de guerre, le Nord de la France, jusqu'à la Somme, est zone interdite. Pendant huit mois, le front se situe en Pologne, et l’opinion française ne croit pas à la guerre. Le nombre d’élèves de licence et de préparation à l’agrégation diminue, bien que les années de creux démographique soient terminées, la mobilisation explique la chute d’effectifs. Mazet est appelé à Paris par le CNRSA. L'enseignement de la mécanique est assuré par le Chanoine Annycke de la faculté catholique. L'enseignement des certificats de géométrie supérieure, d'analyse supérieure, d'aérodynamique et hydrodynamique supérieures est suspendu. Le nombre d'élèves de licence et de préparation à l'agrégation diminue, bien que les années de creux démographique soient terminées, la mobilisation et le départ des familles vers des régions non occupées expliquent la chute d’effectifs. François Gallissot [1], assistant, est mobilisé comme lieutenant d'artillerie ainsi que M. Defretin et M. Liebaert. Gonthiez, professeur de lycée, assure l'enseignement de mathématiques générales où assistent les élèves de la classe de mathématiques spéciales fermée temporairement. Gambier est mobilisé, il rentre en février 1940, son enseignement avait été assuré un certain temps par Chapelon.

Le 10 mai 1940, l’armée allemande se replie vers l’Ouest et pénètre aux Pays-Bas et en Belgique, leurs armées capitulent malgré les renforts anglais et français. Le 13 mai marque le début de la débâcle, les alertes sont incessantes et le 18 mai l'ordre est donné d'interrompre les cours et tout le personnel est enjoint de gagner par ses propres moyens [2] le Touquet-Paris-Plage. Le recteur et les bureaux de l'Académie doivent siéger non loin de là à Cayeux, avant de se rendre à Rennes que les concierges rejoignent, en principe, tout de suite. La situation au Touquet étant des plus menaçantes, le doyen décide le repli immédiat sur Rennes. Peine perdue, l’avancée allemande est fulgurante et toute la région tombe en zone occupée, la Somme est infranchissable [3] et le personnel essaie de joindre soit Le Touquet, soit Lille. Les doyens et des professeurs se retrouvent au Touquet avec une cinquantaine d'étudiants logés à l'Hôtel Balmoral et on réorganise les cours dans ces conditions. Avec l'autorisation de l'occupant, il était prévu de finir l'année scolaire au Touquet, d'y organiser les examens pour ensuite faire une deuxième session à Lille. Mais le 21 juin, les autorités enjoignent les doyens de regagner Lille ce qui fut fait. Les épreuves du baccalauréat posent d'énormes problèmes d'organisation. Celui-ci est finalement organisé dans chaque établissement pour éviter les déplacements. Les épreuves sont réduites de façon qu'elles se déroulent toutes en une journée. Les examens ont lieu à partir du 8 Juillet. M. Rousseau, professeur de lycée, aide à l'organisation de ceux de mathématiques générales et MPC, le Chanoine Annycke aide en calcul différentiel et en la mécanique. Les registres de la faculté témoignent de la confusion dans laquelle ont eut lieu les examens. Ainsi en Juillet 40, il est fait état d’une dizaine de reçus en SPCN, MPC, mathématiques générales et calcul différentiel à Rennes ; en août 1940, quelques étudiants de PCB obtiennent leur diplôme à Nantes et Angers alors que 16 l’obtiennent à Rennes.

Ainsi, malgré le désordre, l’Université de Lille affirme une volonté farouche de continuer d’exister et de préserver une génération d’étudiants du désespoir.

[1]  François Gallissot est le fils de Charles Gallissot
[2]  Jean-François Condette, Une faculté dans l’histoire, la Faculté des Lettres de Lille de 1887 à 1945, Presses universitaires Septentrion, 1999. Le doyen de la faculté des Lettres, Audra, rejoignit le Touquet en bicyclette !.
[3]  Ibid. Seuls deux camions ont pu passer la Somme, l’un contenant les titres et valeurs de l’université, l’autre le stock de radium et le matériel scientifique des hôpitaux.



2. Années 1940-42.

Le commandement allemand de la région dépend de Bruxelles et non pas de Paris, les ordres de Vichy sont soumis à l’occupant, la hantise de l’annexion au Reich s’installe. On essaie de se réorganiser malgré les difficultés. Pendant l’exode, les salles de la faculté des sciences ont été pillées et les bureaux des professeurs ont servi de lieux d’aisance [4]. Les communications avec les autres régions sont coupées et le futur doyen Pruvost, chargé d’une mission pour le Service des Mines, assure les liaisons entre Paris, Lille, Rennes et Le Touquet.Les effectifs remontent, rattrapant ceux de 1938-39 et, en 41-42, on doit dédoubler le cours de PCB, les amphithéâtres n’ayant pas plus de 100 places. Mazet est prisonnier. Les professeurs de lycée, Chatry et Rousseau assurent le cours de mathématiques générales. Decuyper réussit à rentrer à Lille en Août 1940. Au lycée Faidherbe, il prend la classe de mathématiques spéciales et assure, à la faculté, la suppléance de Gambier pour le certificat de calcul différentiel de 1940 à 1942. M. Annycke assure l'enseignement mécanique avec Gounon, professeur de lycée à Douai, qui se charge du cours de mécanique rationnelle. Bossut assure le cours de mathématiques générales en attendant le retour de F. Gallissot.

L'observatoire a subi des dégâts sans gravité, M. Dhalluin en est, quelques temps, le directeur intérimaire. La maison d'habitation du directeur est occupée par les Allemands mais le service fonctionne correctement grâce au mécanicien M. Caby. Au début de l’année 1942, des enseignants rejoignent leur poste, ainsi Charles Gallissot reprend ses fonctions à l’observatoire. L’enseignement d’astronomie reprend en 41-42. Les troupes occupantes laissent deux pendules sur quatre et la TSF à remettre en état. C'est le seul endroit du Nord de la France où des observations météorologiques puissent se faire. L'outillage astronomique a subi des dégâts et l’éclairage nocturne étant interdit, les observations sont gênées.

En mai 1942 des savants allemands emportent, comme butin de guerre, la très riche collection de cartes géologiques et la bibliothèque de l’Institut de Géologie. Cette rapine provoque un malaise très fort qui atteint même les milieux universitaires allemands.

[4]  Ibid.



3. Année 1942-43.

Chapelon rentre de Lyon où il était resté auprès de l’Ecole Polytechnique repliée dans cette ville. Kampé de Fériet et Martinot-Lagarde manquent, ils sont détachés à Toulouse à la demande des services de l’aéronautique jusqu’au début de l’année 1945. Les effectifs montent encore, l’une des raisons étant que l’inscription en faculté permet d'échapper aux réquisitions de l'occupant, et on doit faire appel à François Châtelet, assistant, à Gounon, et à Decuyper pour assurer les cours, alors que Dumas, ingénieur en chef de la navigation assure l’enseignement de mécanique appliquée. Vasilesco est professeur sans chaire, il est nommé en 1943 à Rennes et oublie de rendre six livres neufs commandés chez Hermann, la vigilance du doyen permet de réparer cet oubli. Le doyen Maige, remplacé le 30/9/43 par Pruvost, décède en Novembre 1943. Un bruit court selon lequel les étudiants de PCB seront rattachés à la Faculté de Médecine en 1943 ce qui causerait un déficit budgétaire important à la faculté des sciences, et on préconise une augmentation par paliers des droits de travaux pratiques. Heureusement la mesure est annulée et les étudiants de PCB sont réinscrits en Faculté des Sciences à la rentrée 1944. L’enseignement de la langue allemande est rendu obligatoire pour les trois années de l’Institut de Chimie Appliquée.



4. Année 1943-44.

Environ 300 étudiants de la faculté des sciences, réquisitionnés pour le STO [5] en Allemagne, ont pu y échapper en s'engageant pour le travail au fond de la mine. Les ingénieurs du bassin houiller et les chefs d'établissements industriels de la région qui les avaient embauchés, se sont coordonnés, avec le doyen, pour leur permettre de suivre certains cours organisés à leur intention. A partir de mai 1944, la région est bombardée et les cours sont interrompus le 15 mai. Les bombardements causent de graves dégâts à l’Institut de Mécanique des Fluides et à l’Observatoire où la coupole est traversée par des éclats d’obus, mais la grande lunette est intacte. En septembre 1944, la région est libérée.

[5]  STO signifie Service Obligatoire du Travail



5. Le nazisme et les mathématiciens.

L’opposition très forte des autorités universitaires à la réquisition des étudiants pour le travail obligatoire instauré par les allemands, suite aux lois de 42 et 43, est consignée dans les Annales. Par contre, les renseignements précis sur ce qui s’est passé à la Faculté des Sciences de Lille à propos des juifs et des résistants sont inexistants. Cependant, dans les documents individuels des archives administratives de notre Université, on retrouve des papiers du type : « Je soussigné, …, déclare ne pas appartenir à la race juive et être né de parents français ». En 1943, les fonctionnaires en poste sont en effet astreints, sous peine d'être rayé des cadres, à déclarer ne pas être juif. Pour la même raison, l’entrée dans les écoles nationales (écoles Normales par exemple) est assujettie à la production des actes de naissance des parents et grands-parents.

Ceux qui gardent la mémoire du fort de Bondues racontent que 34 étudiants de la Faculté des Sciences ont été déportés en Allemagne en 1943, deux d'entre eux sous l'inculpation d'espionnage. L'étudiant Roger Speybrook de la faculté des Sciences, agent de liaison du War Office, est fusillé au Fort de Bondues.

Des études se font sur cette période et pour la zone occupée. Jean-François Condette [6] révèle l’esprit frondeur qui règne à la Faculté des Lettres de Lille. Il décrit le rôle joué dans la résistance par le professeur d’histoire médiévale lillois Perroy et par Vladimir Jankélévitch, maître de conférences de philosophie à Lille, révoqué de l’université du fait de ses origines juives. Le philosophe Jean Cavaillès, prisonnier, s’évade aux environs d’Anvers, avec l’aide d’un professeur de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), il rentre à Lille où Roig le recueille et le cache à l’Institut de Physique, il rejoint ensuite Paris. Il sera plus tard arrêté, torturé et fusillé à Arras en 1944. Roig accepte aussi d’abriter « la ronéo et le centre logistique d’un petit journal destiné aux étudiants : Pour la libération ». Condette explique comment et pourquoi les mouvements antinazis furent surtout importants à l’ULB et, dans une moindre mesure, à la Faculté Catholique de Lille.

Certains mathématiciens participeront activement à la résistance, on retrouve ces traces, soit dans les dossiers administratifs, soit dans des livres concernant l’époque. Jean Frenkel, élève de l’ENS, s’évade par l’Espagne pour s’engager et ne rentre à l’ENS qu’en 1945. Il aura un poste à Lille de 1957 à 1958, date à laquelle il est nommé à Strasbourg en remplacement de René Thom [7] . Avant d’être en poste à Lille de 1949 à 1955 puis nommé à Paris où il fut, en particulier, doyen de la Sorbonne pendant les évènements de mai 1968, Marc Zamansky, mobilisé en 1939, fut président du Front National Universitaire, mouvement de résistance de tendance communiste créé à l’ENS, qui compta parmi ses membres Jacques Chapelon [8] et Roger Apéry [9] . Arrêté, Zamansky fut déporté à Mathausen de 1944 à 1945. Laurent et Marie-Hélène Schwartz se réfugièrent dans la région de Clermont-Ferrand, devenu le plus grand centre mathématique de France du fait du repli de l’Université de Strasbourg dans cette ville. Laurent y soutint sa thèse et Marie-Hélène y fit ses premiers comptes rendus à l’Académie des Sciences sur un problème de fonctions méromorphes. Marie-Hélène (fille de Paul Lévy, mathématicien probabiliste éminent) confectionna de fausses cartes d’identité pour toute sa famille, transformant le nom de Schwartz en Salimartin. Ils vécurent à partir de 1943 dans la clandestinité, dans la région de Grenoble peuplée de réfugiés, pourchassés comme juifs et trotskistes [10].

Les textes rassemblès par Gueslin dans Les facs sous Vichy [11] donnent des informations plus précises sur le monde universitaire en zone non occupée. Citons le physicien Georges Bruhat, en poste à Lille de 1919 à 1926, qui mourut en déportation en 1944, à la suite d’une perquisition à l’ENS où il était directeur adjoint. En l’absence du directeur, faute de retrouver la trace d’un élève résistant, la Gestapo l’emmena ainsi que le secrétaire général de l’Ecole, Baillou. Avec Yves Durand dans le même livre , on retrouve Robert Mazet recteur de l’ Oflags IV D où passèrent, à diverses époques, Julien Gracq, Jacques Fauvet, Yves Congar, etc. Le Stalag I A, où Mazet passa la deuxième partie de sa captivité comme recteur, eut un statut particulier, « Vichy voulait en faire une pépinière de cadres futurs pour sa Révolution Nationale », le succès en fut très limité [12] . Leray, professeur de mathématiques à la Sorbonne fut aussi prisonnier de guerre, et de 1940 à la Libération, recteur à l’Oflag XVII A, un des plus grands camps où furent internés le futur doyen Vedel et Fernand Braudel. Guy Debeyre, futur recteur de Lille, fut doyen de la faculté de droit de l’Oflag VI. Le récit de Marc Petit concernant la vie et la mort de Wolfgang Doeblin [13] , relate de façon saisissante l’histoire des intellectuels juifs et plus précisément des mathématiciens d’Europe pris dans la tourmente nazie.

[6]  Jean-François Condette. "La Résistance universitaire en zone rattachée de 1940 à 1944 (Nord-Pas-de-Calais et Belgique)." dans L’engagement dans la résistance (France du Nord - Belgique), Actes du Colloque organisé à Bondues par le Centre de Recherche sur l’Histoire de l’Europe du Nord-Ouest et la ville de Bondues le 20/10/2001, Dir. R. Vandenbussche, CEGES, Lille 3.
[7]  Jean Frenkel rencontrera Robert Gergondey à Strasbourg, Gergondey sortait de l’ENS, Frenkel lui conseillera d’entrer au CNRS pour y préparer sa thèse.
[8]  Chapelon fut en poste à Lille entre les deux guerres, voir le chapitre V.
[9]  Apéry fut élève à l’ENS avec Jacqueline Lelong-Ferrand, voir le chapitre VII.
[10]  Laurent Schwartz, Un mathématicien aux prises avec le siècle, Odile Jacob, 1997
[11]  Les facs sous Vichy. Textes rassemblés et présentés par André Gueslin. Publications de l’Institut d’Etudes du Massif Central. Université Blaise-Pascal (Clermont II). 1994.
[12]  Dans Le Camp des aspirants pendant la deuxième guerre mondiale, 1939-1945, ouvrage édité par l’Amicale du Camp des Aspirants, 46, rue de Londres, Paris 75008, 1991, l’article " Naissance de l’Aspirantenlager " d’Albert Silbert (Docteur ès-lettres, ancien professeur à l’Université de Clermont-Ferrand II) relate la vie des aspirants au Stalag I A. Parmi ceux-ci, le jeune Jean Schiltz, plus tard éminent physicien lillois, composait des chansons moqueuses vis-à-vis des allemands qui ne comprenaient pas le français. On trouve aussi dans cet ouvrage " les souvenirs du Capitaine Recteur " de Robert Mazet
[13]   Marc Petit, L’équation de Kolmogorov, Vie et mort de Wolfgang Doeblin, un génie dans la tourmente nazie, Ramsay, 2003.



6. Un mathématicien, fils de résistant.

Certains mathématiciens lillois de la génération suivante furent marqués par la guerre à travers leurs parents résistants ou déportés. Voici le témoignage de Maurice Blanpain [14] .

Le père de Maurice, nommé aussi Maurice, ouvrier à la cimenterie de Biache-Saint-Vaast, figure à la tête du mouvement syndical d’obédience communiste. Les convictions sont fortes : pour rester proche de la base, ce père refuse de passer contremaître quand la direction lui propose. La guerre déclarée, il fait partie d'un réseau de résistants. Le risque de dénonciation est grand, ainsi, un an avant l’arrestation, le poste de radio de la maison, où on écoute Radio Londres, est confisqué. Le père est arrêté le 11/3/1944. Emmené d’abord à la prison de Cuincy, puis dans un camp près de Bruxelles, puis à Buchenwald, il est déclaré officiellement mort le 11/3/1945. Le camp de Buchenwald est libéré exactement un mois plus tard. Maurice est le cadet de trois enfants et est vite remarqué pour ses aptitudes en classe, surtout en géographie, il a plutôt des difficultés pour les problèmes de mathématiques. Le maître pousse l’enfant à aller au lycée à Arras en sixième. L’enfant ne veut pas partir, il veut rester au village. Les orphelins de guerre sont nombreux, un homme essaie de s’en occuper. Pendant un trimestre entier, tous les matins, cet homme conduit le petit Maurice de sa maison à la porte du lycée pour l’aider à surmonter son angoisse de partir et de perdre ses racines. Il faut d’abord faire trois kilomètres à pied pour arriver à la gare, d’où on prend le train pour Arras. L’année suivante Maurice fait seul à vélo ces trois kilomètres avant la gare. Cet homme intervient aussi auprès du lycée pour temporiser un professeur de français dont le comportement brutal paralyse le jeune Maurice. Dès la cinquième, Maurice est premier dans toutes les disciplines. En terminale, le professeur de mathématiques, Robert Bantegnie [15], lui donne les sujets du concours général pendant que les autres élèves travaillent les problèmes habituels. Cet enseignant l’envoie en classe préparatoire à Douai, mais la physique et la chimie rebutent Maurice. Il poursuit donc ses études à la faculté des Sciences de Lille et est pion une année, avant de profiter d’une bourse en tant que pupille de la nation. Il est le seul fils de déporté du village à avoir fait des études. Sa sœur aînée a fréquenté le Cours Complémentaire puis le lycée, elle a interrompu ses études à son mariage, ce qu’elle a regretté. Une autre sœur, plus âgée encore, n’a pas fait d’études. Le père de Maurice avait, de ses mains, commencé à construire sa maison à Pelves (62), il n'eut le temps que de faire le gros œuvre. Au décès de sa mère, Maurice reprend cette maison. Toutes les rues de Pelves portent le nom de déportés et ainsi Maurice Blanpain habite la rue portant son nom.

[14]  Marc Blanpain fut en poste à Lille de 1960 à 1997.
[15]  Robert Bantegnie fut en poste à Lille de 1956 à 1964.



7. Les travaux de cette époque.

     7 a. Travaux de Gambier.
  • 1. "Couples de tétraèdres de Möbius", Annales de l’ENS, 1939.
  • 2. "Application du théorème de L’Alembert à l’étude de configurations géométriques", CRAS, 1940.
  • 3. "Surfaces admettant plusieurs réseaux conjugués coniques", Journal de Mathématiques, 1940.
  • 4. "Etude d’un espace à quatre dimensions décomposable en la somme de deux espaces à deux dimensions", Journal de Mathématiques, 1940.
  • 5. "Cercles perpendiculaires et un paradoxe relatif aux imaginaires", BSM, 1939.
  • 6. "Sur un principe de géométrie élémentaire basé sur le théorème de d’Alembert", BSM, 1941.
  • 7. "Tétraèdres inscrits dans une biquadratique et inscrits à une quadrique", Journal de Mathématiques, 1941.
  • 8. "Parataxie", Mémorial des Sciences Mathématiques, 1941-42.
  • 9. "Transformation isogonale du plan", SMF, 1942.
  • 10. "Equations aux dérivées partielles vérifiées par les surfaces de translation", SMF, 1944.
  • 11. "Déformation d’une surface avec conservation des rayons de courbures principaux. Systèmes cycliques", Journal de Mathématiques, 1944.
  • 12. "Configurations récurrentes", Annales de l’ENS, 1944.
  • 13. "Quelques réflexions à propos de la parataxie", BSM et Annales de l’ENS, 1945.


     7 b. Travaux de F. Châtelet.
  • 1. "Sur la notion d’équivalence due à Poincaré", CRAS, 1943.
  • 2. "Equivalence de certaines variétés unicursales", CRAS, 1943.
     7 c. Travaux de Vasilesco.
  • 1. "Sur quelques formes plus générales des critères de régularité de MM. de la Vallée Poussin et Wiener", CRAS, 1942.
  • 2. "Sur les mouvements avec sillage", CRAS, 1942.
  • 3. "Sur quelques critères nouveaux de stabilité", CRAS, 1942.
  • 4. "Sur une notion nouvelle de capacité d’ensemble", CRAS, 1943.
  • 5. "Sur quelques critères généraux de régularité et de stabilité", Annales de l’ENS, 1942.
  • 6. "Sur la notion de capacité d’un ensemble borné quelconque", BSM, 1943.
     7 d. Travaux de Mazet.
  • 1. "Sur une méthode rapide de quantification utilisable dans certains cas favorables", CRAS, 1943.
  • 2. "Méthode permettant de trouver rapidement des formules de quantifications utilisables en pratique", Journal de Mathématiques, 1944.

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