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    Préambule
    Chapitre 1
    Chapitre 2
    Chapitre 3
    Chapitre 4
    Chapitre 5
    Chapitre 6
    Chapitre 7
    Chapitre 8
    Annexe 1
    Annexe 2


CHAPITRE VII


LES MATHEMATIQUES A LILLE
de 1854 à 1970

Par Marie Thérèse POURPRIX

   CHAPITRE VII

   Période de l’après guerre : de 1945 à 1960.

1. L’époque.

Au lendemain de la guerre, de grandes mutations économiques et sociologiques ont lieu. Les houillères sont nationalisées, la protection sociale se généralise, les femmes obtiennent le droit de vote. L’enfant acquiert une place nouvelle au sein de la famille et de la société, les pratiques éducatives changent, les normes culturelles s’assouplissent, la loi Neuwirth est votée. Les antibiotiques apparaissent. L’exode rural s’accélère à partir de 1950 et le niveau de vie s’élève considérablement les années 1945-75 sont appelées «les trente glorieuses».

La guerre d’Algérie dure de 1954 à 1962, l’affaire Audin évoquée à propos d’Albert Châtelet, provoque le premier mouvement étudiant d’envergure. De Gaulle revient en 1958, c’est l’avènement de la Cinquième République, la fin de l’empire colonial français. Les perspectives d’applications civiles et militaires de la physique nucléaire et des particules conduisent les pouvoirs politiques à leur consacrer des moyens. En 1957, un rapport alerte l’opinion d’une probable pénurie d’ingénieurs pour les années futures.

L’enseignement secondaire se démocratise : la proportion des élèves issus de la classe ouvrière entrant en classe de seconde passe de 8% en 1947-1948 à 21% en 1967-68. En 1959, la scolarité obligatoire est prolongée jusque 16 ans. Mais l’entrée en sixième défavorise toujours les classes populaires.



2. Contexte de l’enseignement à la Faculté des Sciences.

En 1945-46, la faculté des sciences compte 1163 étudiants, ce qui est le double de 1938. La proportion d’étudiants aux ressources insuffisantes pour subvenir aux frais d’études s’accroît et atteint 40%. Il n’y a pas eu malheureusement de création de poste depuis 2 ans, bien qu’il eut fallu dédoubler certains enseignements de MPC et PCB. On remarque que les statistiques des comptes rendus de la faculté sont sexuées au lendemain de la guerre. En 1946-47, il y a 22 % de jeunes filles, cette proportion baisse les années suivantes. Le service de mathématique récupère un amphithéâtre de l’ancienne faculté de Médecine transférée en 1951 au CHR, mais ces locaux sont insuffisants en nombre et en confort.

Lors des séances de rentrées 1953-54 et 1954-55, le doyen Henri Lefebvre s’inquiète « de l’insuffisance du nombre de bacheliers mathématiques animés du désir de poursuivre des études scientifiques et bien préparés à cela et de l’impossibilité pour l’enseignement du second degré de recruter, au moins dans le domaine des sciences, assez de maîtres valables (…) Cette situation est d’autant plus alarmante que ses conséquences se font sentir aussi bien dans la préparation aux grandes écoles que dans la préparation à la licence ou aux titres d’ingénieur ou de docteur délivrés par les Universités. ». Le doyen, devant la difficulté de recruter des chefs de travaux et des assistants jeunes et dynamiques nécessaires à la bonne formation des étudiants, demande la révision des indices des traitements, la réduction à dix heures maximum hebdomadaires de leur service et la possibilité d’un avancement rapide de leur carrière. Il insiste sur le rapport trop faible, surtout en mathématiques, du nombre de chefs de travaux et assistants sur le nombre d’étudiants, et compare nos moyens à ceux des classes préparatoires qui sont « certes pour des vocations différentes, bien plus élevés».

Cependant on constate le doublement du nombre d’étudiants de la Faculté des Sciences entre 1951-52 et 1957-58. En 1958-59, l’Université de Lille et le CSU d’Amiens, inauguré l’année précédente, passent le cap des 10000 étudiants. L’éducation physique tend à être proposée au plus grand nombre d’étudiants. La sécurité sociale est intégrée aux frais d’inscription des étudiants en 1959.

Préfigurant les écoles d’ingénieurs d’université, il est envisagé de créer un institut polytechnique recrutant par concours des étudiants de niveau MPC qui les conduirait en 3 ans à un diplôme d’ingénieur comportant trois options : radiotechnique, électromécanique, mécanique des fluides. Cet institut résulterait d’une fusion partielle de trois instituts : Radiotechnique, Electromécanique, Mécanique des fluides.

L’achat d’un terrain de 220 hectares dans la banlieue de Lille, à Annappes, pour installer la Faculté des Sciences, l’Institut National des Sciences Appliquées et une résidence universitaire s’avère difficile. La situation devient angoissante en 59-60 quand il s’avère de plus en plus difficile de travailler dans des locaux exigus sans possibilité d’aménagements étant donné le déménagement programmé.



3. Les diplômes.

L’année préparatoire dite propédeutique de mathématiques générales, MPC, SPCN devient obligatoire pour l’inscription en licence és-sciences : cette réforme, décidée en 1939, mise en application par le décret du 11/8/1947, a pour but de faire la transition entre l’enseignement secondaire et l’enseignement supérieur. Mais le problèmes des locaux et des enseignants se pose, car cela concerne 400 étudiants : 154 en mathématiques générales, 175 en MPC, 64 en SPCN. La faculté obtient la création d’un poste de maître de conférences en MPC, de 3 postes de chefs de travaux et de 6 postes d’assistants. Cette mesure est insuffisante pour les mathématiques qui n’obtiennent, dans un premier temps, aucun poste. Le taux de réussite en mathématiques générales, d’abord élevé (60% en 1948-49), descend à environ 20% dix ans plus tard.

Au niveau de la faculté, le nombre d’inscrits à la préparation à l’agrégation, entre les années 1930 à 1960, varie de façon très erratique ente 10 et 50. Dans les années cinquante, le nombre de reçus annuels à l’agrégation de mathématiques, masculine et féminine est de l’ordre de 1 à 3 pour chacune d’elles. En ce qui concerne l’apparition du CAPES et des IPES, il se trouve dans les Annales, des inscrits au professorat dès 1936, puis au CAP vers 1943, puis au CAPES en 1953-54 ainsi que des « proposés pour l’équivalence du CAPES » pour des candidats admissibles à l’agrégation de mathématiques et admis au CAPES à partir de 1955-56. En 1958, les résultats au CAPES des IPES sont donnés, preuve de leur institution.

En 1956-57, les licences d’enseignement sont de 6 à 8 types :

  • type I : Sciences mathématiques,
  • type II : Sciences mathématiques appliquées,
  • type III : Sciences physiques I,
  • type IV : Sciences physiques II,
  • type V : Sciences physiques, chimie,
  • type VI : Sciences naturelles et biologie ,
  • type VII : Sciences naturelles et de la terre,
  • type VIII: Chimie physiologie.

Certains certificats sont communs à plusieurs types (la mécanique rationnelle commune aux types I, II, III, IV) et des étudiants brillants acquièrent plusieurs licences.

Au niveau du troisième cycle, en 1958, il y a le doctorat ès-sciences (doctorat d’état), le doctorat d’Université, le diplôme d’Ingénieur Docteur, le doctorat de 3ième cycle (ou de spécialité) et le diplôme d’Etudes Supérieures.



4. Les mathématiciens de Lille de cette époque.

Le professorat sans chaire de l’époque équivaut à celui de Maître de Conférences des années 1960 et de professeur deuxième classe des années 2000. Un professeur sans chaire à Lille peut, logiquement, ensuite, être nommé Maître de Conférences à Paris, il a alors une indemnité compensatrice fixe qui s’amenuise du fait de l’inflation. Par contre, les professeurs à titre personnel conservent leur titre de professeur en cas de mutation, mais, n’ayant pas de chaire, ils n’ont pas de crédits correspondants.



      4.a) Lelong

En 1944, Pierre Lelong spécialiste de la théorie du potentiel, remplace Robert Mazet sur la chaire de mécanique rationnelle et expérimentale. Lelong est passé par l’ENS et était, avant son poste à Lille, chargé de cours à Grenoble. L’activité scientifique dans cette dernière ville est intense, le laboratoire strasbourgeois de Louis Néel s’y est replié pendant la guerre et y est resté. On essaie d’y établir la liaison entre laboratoires et industries locales, Lelong, « appuyé par J. Pérès dont il avait été l’assistant à Paris, s’efforce d’établir un contact avec les ingénieurs et de classer leurs problèmes ». Lille est, par contre, à cette époque, une situation de passage en attendant un poste à Paris [1]. Nommé à Lille en 1944, Lelong se concentre sur ses recherches et ses élèves d’alors sont parisiens (François Norguet par exemple qui a débuté ses études à Lille, recevant en 1949-50 un « prix de licence »). Lelong est nommé Professeur à titre personnel à Paris en 1954 où il organise le célèbre séminaire Lelong-Dolbeault-Skoda. Il sera élu à l’Académie des Sciences en 1985. Il est l’un des initiateurs de la théorie des fonctions de plusieurs variables complexes qui aura des développements considérables et sera représentée plus tard localement par les équipes de Gérard Coeuré [2]et d’Anne-Marie Chollet. Lelong introduit dès 1945 la notion féconde de fonction plurisousharmonique et en 1950 initie l’étude métrique des ensembles analytiques complexes. Utilisant en particulier son expérience grenobloise, Lelong est, avec Guy Camus, conseiller scientifique du Général De Gaulle pour l’éducation nationale[3] . Le nombre de conseillers est, à cette époque, très limité. Lelong publie De Gaulle et le service de l’état (Plon, 1977).

Voici un exemple de problème de mécanique rationnelle enseignée à Lille, vers 1954, par Pierre Lelong et Robert Bossut, à l’époque où Yves Leroy était étudiant : une gouttière tourne uniformément autour de son centre de gravité, une bille circule dans son axe, donner le mouvement de la bille.

[1] Jean-François Condette cite l’expression de Jean-François Sirinelli, « Vivier de la cléricature parisienne » à propos des facultés de Lille dans son livre Une faculté dans l’histoire, la Faculté des Lettres de Lille de 1887 à 1945, Presses universitaires Septentrion, 1999
[2] Gérard Coeuré nous a transmis une « introduction » et une notice des titres et travaux scientifiques de Pierre Lelong ainsi que le texte de son allocution prononcée lors du Colloque d’analyse complexe de Wimereux (12 mai 1981) en l’honneur de Pierre Lelong.
[3] Général De Gaulle, Mémoires d’espoir. Le renouveau. 1958-62, Plon, 1970.



     4.b) J. Lelong-Ferrand

Jacqueline Lelong-Ferrand est nommée à Lille en 1948 et occupe la chaire de calcul différentiel de Gambier parti en retraite. Elle est la première femme professeur de mathématique à Lille. Elève de l’ENS de la rue d’Ulm, elle est reçue première à l’agrégation (masculine) de mathématiques en 1936 [4]et devient agrégée préparatrice à l’ENS de Sèvres. Elle passe sa thèse avec Denjoy comme directeur «lointain» en 1942 et est nommée Professeur à Caen avant de rejoindre son mari à Lille. Titulaire de la chaire d’analyse supérieure et de calcul des probabilités depuis le départ de Chapelon en 1954, elle est nommée à la Sorbonne en fin d’année 1955-56. Le doyen Lefebvre rend alors hommage à la brillante mathématicienne et pédagogue qui forma tant d’étudiants de deuxième et troisième cycle. Elle eut quatre enfants entre 1949 et 1958. Dès sa première année d’enseignement à Lille, elle publie son cours de calcul différentiel et écrit ensuite de nombreux livres d’enseignement considérés aujourd’hui comme incontournables, tels son Cours de Mathématiques [5] . En recherche, spécialiste de représentation conforme, elle résout, en 1969, un problème de géométrie riemannienne posé par André Lichnerowicz en 1964, et généralise ce résultat, à 78 ans, aux variétés non compactes, en 1996. Sa longévité dans la production scientifique est à rapprocher de celle de Marie-Hélène Schwartz[6].

[4] Roger Apery, qui vécut à Lille jusqu’à l’âge de dix ans, normalien, est classé premier ex aequo avec Jacqueline Ferrand à cette agrégation. La rivalité entre les deux normaliens, l’une cataloguée comme « tala » (c’est-à-dire « qui va-à-la-messe ») et l’autre comme « anti-tala », et l’épreuve d’analyse d’agrégation sous l’égide de Dieudonné, sont racontées sur le site http://peccatte.karefil.com/PhiMathsTextes/AperyFR.htm
[5] J.Lelong-Ferrand et J. M. Arnaudiès, Cours de Mathématiques à l’usage des premiers cycles et des classes préparatoires, Dunod Université, tomes 1 à 4, 1980.
[6] Voir la Revue femmes & mathématiques , Numéro spécial, juillet 2001



      4.c) Zamansky

Le rôle de résistant de Marc Zamansky pendant la guerre a été évoqué précédemment. Marc Zamansky remplace Pierre Lelong malade en 1948-49 et est chargé de cours jusqu’en 1951. La chaire de mathématiques appliquées et astronomie de Charles Gallissot, qui prend sa retraite en octobre 1951, est transformée en chaire de mathématiques générales confiée à Marc Zamansky. En 1954-55, ce dernier passe de la chaire de mathématiques générales à la chaire de mécanique rationnelle puis dans celle d’analyse supérieure et de calcul des probabilités. En 1955-56, il est nommé à Paris où il est doyen de la Sorbonne remarqué pendant les évènements de Mai 1968. Ses prises de position lui valent alors d’être rangé dans le camp des conservateurs.



      4.d) Kourganoff

Vladimir Kourganoff est nommé le premier titulaire, en 1952, d’une maîtrise de conférences d’astronomie nouvellement créée, il est nommé professeur sans chaire au début de 1955, puis professeur à titre personnel en 1957, avant d’être appelé, en 1961, maître de conférences à Orsay. Rousseau est nommé chef de travaux à mi-temps au laboratoire d’astronomie, son autre mi-temps étant effectuée au laboratoire de physique. Le laboratoire d’astronomie qui portait encore les traces de l’occupation des soldats allemands et des bombardements est aménagé et équipé. La station séismologique fonctionne à nouveau. On considère que Kourganoff a ressuscité l’observatoire de Lille. De nombreuses visites (élèves de MPC, des Arts et métiers, de l’Ecole Normale d’Arras et de Lille) sont organisées, des conférences sont faites, par exemple à la télévision de Lille. Emigré russe, Kourganoff fait des cours de russe scientifique aux étudiants lillois volontaires. A titre anecdotique, Kourganoff se permettait de considérer le fait d’être père de 8 enfants, comme l’était Zamansky, comme une marque de non respect envers son épouse, ce qui agaçait profondément ce dernier.



      4.e) Decuyper

Marcel Decuyper est né à Baisieux, à la frontière belge, où son père était douanier. Il fait sa licence és-sciences à Lille en 1931 et est reçu à l’agrégation en 1932. Professeur au lycée d’Amiens jusqu’en 1936, puis au lycée Faidherbe jusqu’en 1945, il est mobilisé d’août 39 à août 40. Il réussit à rentrer à Lille alors zone interdite en 1940 et remplace Chapelon et Gambier qui ne peuvent rejoindre la zone occupée qu’en 1942. Decuyper prépare au professorat des Ecoles Normales et au certificat d’aptitude à l’enseignement des collèges jusqu’en 1945, tout en assurant les cours de mathématiques spéciales à Faidherbe. Gambier dirige sa thèse. Maître de conférences de 1945 jusqu’en 1950, il est alors nommé professeur sans chaire puis est titulaire de la chaire de mathématiques générales en 1954, transformée en chaire de mathématiques en 1960. Directeur adjoint de l’institut de mathématiques appliquées, qui comprend l’observatoire, il assure la maintenance de la station météorologique avec Caby, ajusteur-mécanicien, et Bécart professeur à l’institut Diderot.

C’est surtout au titre de la formation des maîtres que Decuyper oeuvre remarquablement. Il est en effet nommé directeur de l’IPES (Institut de préparation aux enseignements du second degré) à sa création en Mai 1957. Il est ensuite nommé directeur du CPR Sciences et assure la préparation du CAPES et de l’agrégation. Son enseignement de mathématiques appliquées à la mécanique et à la physique en TMP et MMP avec Bernard Rouxel, Jean Pierre Amet et l’inénarrable Pierre Léonard qui faisaient les TD dans les années soixante, est resté célèbre. Ses cours, très balisés, portent sur les équations aux dérivées partielles, la géométrie riemannienne avec le produit tensoriel, les fonctions de Bessel, le calcul des résidus, et sont très appréciés en IEEA et à l’IDN où Bernard Rouxel lui succéde en 1969. Trois livres, un de cours : Modèles mahématiques de la physique : maîtrise d’électronique, d’électrodynamique et d’automatique, deux de Problèmes et d’exercices (ondes et matières, signaux et systèmes), édités chez Dunod-Université en 1971-72, rassemblent ces enseignements. Incontestablement, Decuyper a suffisamment d’autorité pour faire apprécier l’enseignement des mathématiques appliquées aux autres disciplines scientifiques. On sait, depuis, combien cette performance est difficile. Les définitions de charges d’enseignement ayant des contours plus flous, on se heurte souvent aussi aux volontés des composantes de faire leur mathématiques pour leur propre discipline, ce qui leur fait récupérer des services d’enseignement.

Dans les structures nouvelles du département de mathématiques, Decuyper est chargé de la scolarité et des IPES en 1966. Il participe au groupe de travail constitué par le ministère pour la réforme de la formation des maîtres en 1971-72. En recherche, Marcel Decuyper est un spécialiste de géométrie différentielle projective. Il est en relation avec, par exemple, Lucien Godeaux de Liège et avec de nombreux collègues étrangers, russes en particulier, dont il avait appris la langue. L’arrivée à Lille de jeunes enseignants pour certains géomètres, dans les années 68, est sans doute difficile à vivre. Au milieu des assemblées très agitées, des comités d’action de l’époque, l’unité de géométrie de licence enseignée par Decuyper devient l’unité d’algèbre géométrique, le changement de titre correspondant à un changement de programme et donc d’enseignant. Certains enseignants qui participent à ces coups d’état en gardent un souvenir navré quelques décennies plus tard. En 68, l’esprit mandarinal est prégnant, l’occupation d’une chaire est encore étroitement associée à l’enseignement correspondant. L’afflux d’étudiants avec son corollaire, l’arrivée de jeunes enseignants, bouleverse les façons d’être et d’agir, certains en sont conscients et voient la nécessité de leur faire la place, d’autres vivent cette situation comme une agression personnelle. Les luttes intestines pour l’obtention de tel cours ont déjà existé et ne cessent pas depuis, bien que des mesures prises en mathématiques, instaurant un temps limité pour les enseignements très demandés, induisent, en principe, une rotation plus souple. De nombreux collègues, mathématiciens ou non, gardent de Marcel Decuyper le souvenir d’une accueillante bonhomie. Jean-Claude De Paris est recruté par son intermédiaire[7] .

[7] Voir la notice faite par Michel Parreau sur Marcel Decuyper sur le site :
http://www.univ-lille1.fr/asa_2/serviteurs/decuyper.htm



     4.f) Germain

Paul Germain vient de Poitiers, il occupe à Lille la chaire de mécanique rationnelle et expérimentale de 1955 jusqu’en 1958, date où il est nommé à Paris. Son cours de mécanique est célèbre, ses recherches sur l’aérodynamique, et l’aéromagnétodynamique sont connues jusqu’aux Etats-Unis. Il est l’un des piliers de la mécanique contemporaine. Membre de l’Académie des Sciences depuis 1970, il en est secrétaire perpétuel de 1975 à 1995. Invité récemment à Polytech’Lille sur le thème de la recherche universitaire, ses élèves devenus professeurs lui rappelèrent son cours de Mécanique des milieux continus, Dunod, 1973. Il a préfacé le livre de Pierre-Antoine Bois, Introduction à la mécanique des fluides, Ellipses, 1999.



     4.g) Deheuvels

René Deheuvels est né à Roubaix et est entré à l’ENS en 1942 en même temps que Pierre Bacchus, Jean Frenkel et Jacques Dixmier. Maître de recherche au CNRS, il est chargé de cours de calcul différentiel, puis est transféré de la chaire de calcul différentiel dans celle d’analyse supérieure à la suite d’une dure controverse qui l’oppose à Descombes pour l’occupation de la chaire de calcul différentiel. Deheuvels veut faire valoir son autorité et ses prérogatives de professeur, ce qui est difficilement compatible avec sa présence à Lille d’un jour par semaine seulement. Il organise à Lille avec Louis Michel, maître de conférences de physique théorique, du 3 au 8 Juin 1957, un colloque sur les problèmes mathématiques de la théorie quantique des champs patronné par le CNRS. Ses anciens élèves ont des avis partagés, certains l’ont trouvé glacial, d’autres vantent la qualité de ses cours et considèrent qu’ils lui doivent leur vocation de mathématicien. En 1981, professeur à Paris VI, il fait paraître son livre réputé sur les formes quadratiques et groupes classiques au PUF. L. Schwartz [8] raconte que Deheuvels et Michel, tous deux maîtres de conférences à l’Ecole Polytechnique, sont allés le supplier en 1958 pour qu’il pose sa candidature au poste de professeur de cette Ecole, position qui lui permettrait de la réformer, ce qui fut fait. Louis Michel, qui sera plus tard académicien, soutiendra ardemment les scientifiques dissidents d’URSS et rencontrera Sakharov à Gorki.

[8] Laurent Schwartz, Un mathématicien aux prises avec le siècle, Odile Jacob, 1997.



      4.h) Les autres enseignants.

Robert Campbell est nommé chef de travaux en 1948. Michel Parreau est nommé maître de conférences en 1956, on en reparlera pour la période suivante. Pendant que Poitou enseigne MMP, Roger Descombes enseigne MPC dans les années 56. .

En 1957 Gilbert Barbier est nommé assistant en mécanique des fluides, Jean-Pierre Calais devient assistant au titre d’Amiens. Les cours polycopiés de logique de Jean-Pierre Calais sont restés précieux à Lille 1 où il enseigne en tant que professeur quelques années, il finit sa carrière à Lille 3 et est actuellement connu comme défenseur de la culture picarde.

Certains se souviennent de l’ambiance surréelle des interrogations de Meffroy qui fait un court passage en 1956, il est remplacé par Robert Bantegnie. Les frères Bantegnie arrivent en 1956 et 57. Robert était auparavant professeur de mathématiques élémentaires au lycée d’Arras où il eut pour élèves André Pillons et Maurice Blanpain. Il passe par le CNRS avant de soutenir à Lille une des premières thèses de mathématiques « pures », puis est nommé à Besançon. Il décède prématurément, en 1969, [9] ayant subi, adolescent, une irradiation malencontreusement trop intense. Son frère André Bantegnie, plus jeune, part aussi, vers 1964, à Montpellier ainsi que Christian Lescarret. En 1957-58, il est créé 2 postes de Maîtres de Conférences (Frenkel et Mandelbrot), un poste de chef de travaux (Suzanne Dixmier) et 2 postes d’assistants (Tison et Parsy). Simone Marquet est nommée Maître de Conférences. Mattenet est nommé Assistant.

En 1958-59, Christiane Chamfy et Maurice Roseau sont nommés Maîtres de Conférences ainsi que Jean Cerf qui assure le cours d’analyse supérieure avec Bantegnie. Maurice Roseau est entré à l’ENS dans même promotion que Lacombe, Poitou, Descombes. Il est élu à l’Académie des Sciences en 1982. Christiane Chamfy est la première Sévrienne venue à Lille[10] . Elle a, d’après certains témoignages, un dynamisme fou et beaucoup de présence, elle est très disponible, très conviviale et charmante, malgré, comme Gorbachev, une tâche de vin au visage. Elle est la première femme directrice de l’institut de mathématiques[11]. Elle est nommée en 1964 à Marseille où elle rejoint son mari, le mathématicien André Blanchard.

Etudiante en MPC à Lille à 16 ans, Monique Spite, née Lebon, est recrutée en 1959, à l’âge de 20 ans, comme « stagiaire de recherche au CNRS » pour préparer sa thèse en astrophysique avec Kourganoff. Elle est sans doute la plus jeune recrutée en mathématique. L’astrophysique n’ayant plus de spécialiste à Lille à partir de 1961, elle est nommée à Paris et y fait sa thèse, puis y poursuit sa carrière à l’Observatoire de Meudon.

[9] Cette date est incertaine.
[10] Jacqueline Lelong-Ferrand et Marie-Hélène Schwartz ont toutes deux été élèves de l’ENS de la rue d’Ulm à des moments différents.
[11] Bien plus tard, Anne Duval puis Anne-Marie Marmier seront directrices de l’UFR de Mathématiques.



      4.i) D. Lacombe

En 1959-60, Daniel Lacombe [12], ingénieur à l’Ecole Polytechnique et à la société IBM France fait des séances de travail consacrées à la logique mathématique. Il enseignera à Amiens à partir de 1961. Voici les souvenirs de Michel Parreau à propos de Lacombe. En 1961, Lacombe est suspendu pour avoir signé le Manifeste des 121 [13] , qui fait suite à l’assassinat, sous la torture, du mathématicien Maurice Audin. Ce manifeste est assez provocateur en ce sens qu’il déclare le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie. Michel Parreau va au ministère, avec Henri Cartan, pour plaider l’indignité d’une telle suspension. Lacombe, en poste à Lille avec service à Saint-Quentin, sait se défendre, en logicien qu’il est, en montrant que sa signature obtenue par téléphone, bien qu’effective, ne pouvait être datée ni d’avant ni d’après le 1er octobre, date butoir pour sa suspension de traitement. Une quête est organisée pour soutenir les signataires qui ne touchent que le quart de leur salaire. Au mois de Novembre, Lacombe reçoit une note officielle le suspendant à partir du 15/10/61. Tout aussi logique, ayant travaillé du 15/10 au 1/11, Lacombe demande au ministère le texte de loi permettant sa suspension rétroactive. Finalement, il est réintégré, le décret étant abrogé. « On n’emprisonne pas Voltaire » a dit plus tard De Gaulle, à propos de Sartre. Par représailles, peu après cette affaire, on baptise des salles et amphithéâtres du nom de mathématiciens, tels Galois et Archimède, qui se sont heurtés à la police, aux militaires et aux tenants de l’ordre public. En Mai 1968, Lacombe sera matraqué devant l’IHP. Il a un langage truculent et fait bien rire Suzanne Dixmier dont le mari, Jacques Dixmier, fait partie, à l’époque, du groupe Bourbaki. Christiane Chamfy et Suzanne Dixmier, par contre, avaient peu d’atomes crochus.

[12] Daniel Lacombe, Georges Poitou, Roger Descombes et Maurice Roseau sont tous entrés en 1945 à l’ENS.
[13] Citons comme signataires du Manifeste des 121 : Jean-Paul Sartre, Laurent Schwartz, Paul Lévy.



      4.j) B. Mandelbrot

Neveu de Szolem Mandelbrojt, Benoît Mandelbrot, dénommé le « héraut des fractales», né en 1924, quitte Varsovie pour rejoindre son oncle à Paris en 1936. Elève de Paul Lévy [14]en 1944 à l’Ecole Polytechnique, il fut très souvent aux Etats Unis à partir de cette époque. Il passe cependant sa thèse à Paris et revient en France en 1955, date à laquelle il est nommé d’abord au CNRS, puis à Lille en 1957 où un poste de maître de conférences de probabilité vient d’être créé. En 1958, il dit fuir le "terrorisme de Bourbaki" et va chez IBM aux USA qui lui offrira d’excellentes conditions de travail. Il enseigne alors et jusqu’à nos jours dans les plus prestigieuses universités américaines. Ses travaux s’appuient initialement sur les travaux de Julia (1893-1978), ils portent sur les systèmes chaotiques et sont encore actuellement une mine de réflexions pour un champ scientifique qui ne fait que croître en informatique, physique, physiologie, botanique, etc. Ainsi Christian Gouriéroux, professeur à l’ENSAE [15], qui fut quelques années à Lille et Benoît Mandelbrot se citent mutuellement dans leurs travaux[16]. Notons aussi, par exemple, Alain Le Méhauté, qui fut aussi Lillois,et qui utilise la théorie des fractales dans un travail commandité par la Compagne Générale d’Electricité [17]; . Dans les archives de notre Université, les dossiers de l’oncle Szolem Mandelbrojt et du neveu Benoît Mandelbrot (voir le changement d’orthographe) offrent quelques surprises. Le dossier de Szolem est encombré, comme bien d’autres dossiers, de notes relatives aux primes, salaires, mandats et affaires de petits sous qui s’expliquent par le statut précaire des maîtres de conférences de l’époque. Celui du neveu est révélateur de l’agacement des autorités universitaires de Lille devant la désinvolture de certains brillants chercheurs, chacun des deux partis : enseignant chercheur et institution universitaire, ayant ses nobles raisons et des intérêts divergents. Voici l’histoire. Arrivé à Lille pour l’année 1957-58, Benoît Mandelbrot demande donc un congé sans solde pour l’année 1958-1959. Les raisons de cette demande sont l’avancement de ses recherches et la rédaction d’un ouvrage donnant ses résultats récemment annoncés en séminaires et conférences, qui risquent de lui échapper par plagiat, s’il ne les publie pas rapidement. Il déplore aussi le retard mis pour la création d’un certificat traitant des théories des probabilités et de l’information. Recevant ce courrier, l’indignation du doyen Lefebvre est grande : il reproche la désinvolture de l’enseignant vis à vis de ses engagements pédagogiques, justifie le retard à la création du certificat sur le fait qu’un seul étudiant avait fait en 57-58 le certificat préparatoire à ce nouveau certificat. Le doyen assure que, de toute façon, ce certificat sera enseigné en 58-59. La demande de congé est acceptée, mais on considère que la titularisation sera reportée et on propose que Mandelbrot aille, après son congé, dans une autre faculté. Effectivement, Mandelbrot est accueilli à bras ouverts, dès 1958, chez IBM aux Etats-Unis. Il est remplacé par Simone Marquet à Lille. On ne trouve aucune trace de soutien à Benoît Mandelbrot dans les archives, on ose espérer que, si cette situation s’était présentée quelques dizaines d’années plus tard lorsque le nombre de mathématiciens était bien plus important, il eût trouvé des appuis, mais on ne peut imaginer que l’issue de l’affaire en eût été modifiée. Interrogé chez IBM, aux Etats Unis, vers 1991, par Ladislas Raczy sur les raisons de son départ de Lille, Benoît Mandelbrot répondit qu’il y avait alors à Lille trop de gens de gauche. Remarquons que ce n’est pas seulement en mathématiques que l’on eut des passages furtifs de jeunes et brillants professeurs : citons le cas d’Aigrain en 1953-54 pour la physique théorique. Benoît Mandelbrot fut invité à l’ISEN [18]récemment.

[14] « mon maître Paul Lévy (grand même dans ce qu’il avait d’anachronique) » B. Mandelbrot, Les objets fractals, forme, hasard et dimension, suivi de survol du langage fractal, troisième édition, Flammarion, 1989. Ce livre fit connaître mondialement B. Mandelbrot en 1974
[15] ENSAE est l’acronyme d’Ecole Nationale de la Statistique et de l’Administration Economique.
[16] B. Mandelbrot, "A multifractal model of asset returns", Cowles Foundation Discussion Paper n°1164, Yale University, 1997 et C. Gouriéroux , "Market time and asset price movements",Cahiers de recherche du Centre International de recherche en économie quantitative, Montréal, 1995.
[17] Alain Le Méhauté, Fractal-type periodic time signal generator, 1989.
[18] ISEN est l’acronyme d’Institut Supérieur d’Electronique du Nord devenu ensuite Institut Supérieur de l’Electronique et du Numérique.



5. Les travaux.



     5.a) Travaux de Lelong.
  • 1. "Les fonctions plurisousharmoniques", Annales de l’ENS, 1946
  • 2. "Sur la définition des fonctions harmoniques d’ordre infini", CRAS, 1946
  • 3. "Sur les fonctions indéfiniment dérivables de plusieurs variables dont les laplaciens successifs ont des signes alternés", Duke Mathematical Journal, 1945-46.
  • 4. "Sur une propriété simple des polynômes", CRAS, 1947.
  • 5. En collaboration avec Deny, "Sur une généralisation de l’indicatrice de Phragmen Lindelof", CRAS, 1947.
  • 6. "Sur les fonctions indéfiniment dérivables de plusieurs variables", Mathematical Journal, 1947
  • 7. "Sur les séries de Taylor à deux variables à coefficients entiers", CRAS, 1948.
  • 8. "Sur l’approximation des fonctions de plusieurs variables au moyen de fonctions polyharmoniques d’ordre croissant", CRAS, 1948.
  • 9. "Sur l’approximation des fonctions de plusieurs variables au moyen de fonctions polyharmoniques et la définition de classes semi-analytiques dans un domaine quelconque", Congrès de l’AFAS, Genève, 1948.
  • 10. "On a problem of M. A. Zorn", Proceedings Ann. Math. Soc., 1951.
  • 11. "Propriétés métriques des variétés analytiques complexes définies par une équation", Annales de l’ENS, 1950-51.
  • 12. "Sur les séries de Taylor F(x,y) ayant des coefficients entiers", Publications Math. Szeged., 1950.
  • 13. "Sur une propriété de quasi-analycité des fonctions de plusieurs variables", CRAS, 1950-51.
  • 14. "Sur les singularités complexes d’une fonction harmonique", CRAS, 1950-51.
  • 15. "La convexité et les fonctions analytiques de plusieurs variables complexes", Journal de Mathématiques, 1952.
  • 16. "Domaines convexes par rapport aux fonctions plurisousharmoniques", Journal d’analyse, Jérusalem, 1952.
  • 17. "Equivalence de certaines propriétés de pseudo-convexité", CRAS, 1952.
  • 18. "Construction d’une fonction plurisousharmonique à partir de la forme Kählérienne associée", Congrès international de Strasbourg, 1952.
  • 19. "Fonctions plurisousharmoniques ; mesures de Radon associées". Colloque sur les fonctions de plusieurs variables complexes, Bruxelles, 1953.
  • 20. "Sur la représentation d’une fonction plurisousharmonique à partir d’un potentiel", CRAS, 1953.


     5.b) Travaux de Kampé de Fériet.
  • 1. "Sur la moyenne des mesures dans un écoulement turbulent des anémomètres dont les indications sont indépendantes de la direction", La Météorologie, 1946.
  • 2. "La notion de moyenne dans les équations du mouvement turbulent d’un fluide", Sixième Congrès de Mécanique Appliquée, 1946.
  • 3. "Sur la décroissance de l’énergie cinétique d’un fluide visqueux incompressible occupant un domaine plan borné", CRAS, 1946.
  • 4. "On a property of the laplacian of a fonction in a two dimensional bounded domain, when the first derivatives of the fonction vanish at the boundary", Mathematics Magazine, 1947.
  • 5. "Harmonic analysis of the two dimensional flow of an incompressible viscous fluid", Quarterly of Applied Mathematics, 1947.
  • 6. "Sur une représentation des fonctions aléatoires", CRAS, 1947.
  • 7. "Fonctions aléatoires définies sur un groupe abstrait", CRAS, 1947.
  • 8. "Analyse harmonique des fonctions aléatoires strictement stationnaires", CRAS, 1947.
  • 9. "Sur la moyenne polyharmonique d’une fonction", CRAS, 1948.
  • 10. "Remarques sur les fonctions orthogonales à toute fonction harmonique dans un domaine plan, à propos des équations du mouvement plan d’un fluide visqueux incompressible", Annales de la Société Scientifique de Bruxelles, 1948.
  • 11. "Analyse harmonique des fonctions aléatoires stationnaires d’ordre 2, définies sur un groupe abélien localement compact", CRAS, 1948.
  • 12. "Fonctions aléatoires stationnaires et groupes de transformations dans un espace abstrait", Colloque international de calcul de probabilités et de statistique mathématique, Lyon, 1948.
  • 13. "Le tenseur spectral de la turbulence homogène non isotrope dans un fluide incompressible", CRAS et Congress Applied Mechanics, London, 1948.
  • 14. "Sur la décroissance de l’énergie cinétique d’un fluide visqueux incompressible occupant un domaine donné ayant pour frontière des parois solides fixes", Annales de la Société Scientifique de Bruxelles, 1949.
  • 15. "Spectral tensor of a homogeneous turbulence", Dedication Symposium, Naval Ordonnance laboratory, Washington, 1949.
  • 16. "Sur la mécanique statistique des milieux continus", Dedication Symposium, Naval Ordonnance laboratory, Washington, 1949.
  • 17. "Sur un problème d’algèbre abstraite posé par la définition de la moyenne dans la théorie de la turbulence", Annales de la Société Scientifique de Bruxelles, 1949.
  • 18. "Sur l’analyse spectrale d’une fonction stationnaire en moyenne", Colloque international de mécanique des fluides, Poitiers, 1950.
  • 19. "Statistical mechanics of a continuous meduim", Proceedings of second symposium on mathematical statistic, Berkeley, 1951.
  • 20. "Sur l’analyse harmonique des fonctions à carré moyen fini", Proceedings of international Congress of mathematiciens, Cambridge, 1950.
  • 21. "Autocorrélation function of a truncated function", Bulletin of American Society, 1951.
  • 22. "Avesaging process and Reynolds equations in atmospheric turbulence", Journal of Meteorology, 1951.
  • 23. "Mathematical method used in the theory of turbulence ; harmonic analysis", Inst. for Fluid dynamics, Un. of Maryland Lectures Series, 1951.
  • 24. "Atmospheric turbulence", Inst. for Fluid dynamics, Un. of Maryland Lectures Series, 1951.
  • 25. "Introduction to the statistical theory of turbulence", Inst for Fluid dynamics, Un. of Maryland Lectures Series, 1951.
  • 26. "Theoretical and experimental averages of a turbulent function", Proc. Akad v. Wetenschappen, Amsterdam, 1951.
  • 27. "Uniqueness theorem for the heat equation", Bull. of American Mathematical Society, 1952.
  • 28. "Sur une classe de solutions de l’équation de la chaleur", CRAS, 1952.
  • 29. "L’unicité du mouvement d’un fluide visqueux incompressible et l’équation de la chaleur", VIIIe Congrès Méc. Appliquée, Istamboul, 1952.
  • 30. "Generalised harmonic analysis and some boundary values problems", Inst for Fluid dynamics, Un. of Maryland, 1952, 103 p.
  • 31. En collaboration avec Kotik , "Sur les ondes de pesanteur à deux dimensions d’énergie finie", CRAS, 1952.
  • 32. "Un théorème d’unicité pour les intégrales de l’évolution de la chaleur", CRAS, 1953.
  • 33. "Autocorrélation et spectre quadratique d’une fonction définie sur un groupe abélien localement compact", CRAS, 1953.
  • 34. "Zur definition des mittels in der statistischen theorie der turbulenz", Physikalische Verhandlungen, 1953.
  • 35. "Türbülanz yüz çehrelo ilätre", Türk Füksek Mühendisleri Birgili Dergisi, 1953.
  • 36. "Fonctions aléatoires et théorie statistique de la turbulence", note de l’ouvrage Fonctions aléatoires de MM. Blanc-Lapierre et Fortet, 1953, 56 p.
  • 37. En collaboration avec Kotik, "Surface waves of finite energy", Journal of rational Mechanics and Analysis, 1953.
  • 38. "Fonctions aléatoires harmoniques dans un demi-plan", CRAS, 1953.
  • 39. "L’intégration de l’équation de la chaleur pour des données initiales aléatoires", Pub. Scient. du Ministère de l’Air, 1954.
  • 40. En collaboration avec Birkhoff, "Sur un modèle de turbulence homogène isotrope", CRAS, 1954.
  • 41. En collaboration avec Frankiel, "Correlation for truncated samples of a random function", Proc. International congress of mathematicians, 1954.
  • 42. "Transformations de Reynolds opérant dans un ensemble de fonctions mesurables non négatives", CRAS, 1954.
  • 43. "Intégrales aléatoires de l’équation de la chaleur dans une barre infinie", CRAS, 1955.
  • 44. "Problèmes mathématiques posés par la mécanique statistique de la turbulence", Proc. Internat. congress of mathematicians, Amsterdam, 1954.
  • 45. "Fonctions harmoniques aléatoires dans le cercle unité", 80è congrès des sociétés savantes, Lille, 1955.
  • 46. "Random solutions of partial differential equations", Proc. 3rd symposium on mathematical statistics and probability, Berkeley, 1955.
  • 47. "La technique frappe à notre porte", Société des Sciences de Lille, 1956.
  • 48. "Représentation d’un champ vectoriel aléatoire ayant une matrice de covariance donnée", Séminaire de calcul des probabilités, IHP, 1956.
  • 49. "La notion de moyenne dans la théorie de la turbulence", Instituto di mathematica del politecnico di Milano, 1955-56.
  • 50. En collaboration avec Birkhoff, "Champs de vitesses aléatoires", Proc. Ninth International Congress Applied mechanics, Bruxelles, 1956.
  • 51. "Solutions aléatoires de l’équation de la diffusion", CRAS, 1956.
  • 52. "Un problème de probabilité conditionnelle pour les fonctionnelles linéaires sur un espace de Banach", CRAS, 1957.
  • 53. "Construction de mesures dans certains espaces fonctionnels en vue des applications à la physique mathématique", Séminaire sur les problèmes mathématiques de la physique théorique, Lille, 1957.
  • 54. "Une classe de mesures de probabilité sur les espaces lp et Lp", CRAS, 1957.
  • 55. "Mesures de probabilité sur un espace de Hilbert séparable", CRAS, 1957.
  • 56. "Mesures de probabilité sur les espaces de Banach admettant une base dénombrable", CRAS, 1957.
  • 57. "Fonctions de la physique mathématique", Formulaire de mathématiques à l’usage des physiciens et ingénieurs, CNRS, 1957.
  • 58. et 59 "Mesures de probabilités sur l’espace de Banach C[O,1] ", CRAS et séminaire de probabilités, IHP, 1957-58.
  • 60. "Statistical mechanics of two-dimensional gravity waves with finite energy", David Taylor Model Basin, Washington, 1958.
  • 61. En collaboration avec Birkhoff, "Kinematics of homogeneous turbulence", 1958.
  • 62. "Problèmes mathématiques de la théorie de la turbulence homogène", Centro internazionale di matematico estivo Varenna, Torino, 1958.
  • 63. Redacto da Dr. Forte et Dr Benvenuti, "Meccanica statistica dei mezzi continui", Corso tenuto alla Scuola Normale Superiore, Pisa, 1958.
  • 64. "Intégrales aléatoires d’équations aux dérivées partielles et problème abstrait de Cauchy", International congress mathématicians, Edimburgh, 1958.
  • 65. "Statistical mechanics and theorical models of diffusion processes", International Symposium on atmosphericdiffusion and air pollution, Oxford, 1958.
  • 66. "On the statistical mechanics of gravity waves", David Taylor Model Basin, Washington, 1959.
  • 67. En collaboration avec F.N. Frenkiel, "Estimation de la corrélation d’une fonction aléatoire non stationnaire", CRAS, 1959.
  • 68. "Les équations fondamentales de la mécanique des milieux continus", Bulletin de l’APMEP, 1959-60.
  • 69. En collaboration avec F.N. Frenkiel, "Correlation and spectrum of non-stationary random functions", David Taylor Model Basin, Washington, 1960.


     5.c) Travaux de Martinot-Lagarde.
  • 1. "Réduction du facteur de turbulence d’une soufflerie", GRA, 1945-46.
  • 2. "Amortissement optimum d’un appareil de mesure", GRA et CRAS, 1945.
  • 3. En collaboration avec M. Guillemet, "Sur la notion de mouvement quasi-permanent en mécanique des fluides expérimentale", GRA, 1945-46.
  • 4. "Application des variables sans dimension aux phénomènes présentant des discontinuités", CRAS, 1946.
  • 5. "Introduction au spectre de la turbulence", GRA, 1945-46.
  • 6. "Sur les coordonnées croisées", Technique et science aéronautiques, 1946.
  • 7. "Sur un système d’unités pratiques" (Perard), CRAS, 1947.
  • 8. "Sur la dimension des Abgles" (L. de Broglie), CRAS, 1947.
  • 9. "Le système d’unités Tri CGS", Mesures, 1947.
  • 10. Participation aux travaux de l’AFNOR : établissement d’avant projets pour les normalisations de symboles de la mécanique des fluides, de géométrie et d’algèbre, et de mesures de débit de fluides, 1946-47.
  • 11. "La Vrille, un exemple de comparaison entre avion et maquette", Section science de l’aéro-club royal Néerlandais, 1947-48.
  • 12. "Sur la similitude des tubes à vide", Société des radioélectriciens, 1947-48.
  • 13. Essais industriels : essais de maquettes d’avions fixes, de maquettes d’avion en vrille, du rabattement des fumées sur un paquebot, de la résistance au vent d’une grue pour le port de Dunkerque, étalonnages d’hydromètres, pour diverses sociétés, 1947-48.
  • 14. "Analyse Dimensionnelle", ONERA, 1949, 150 p.
  • 15. En collaboration avec E. Brun, Mécanique des fluides, Dunod, 1959, 582 p.
  • 16. Sur quelques problèmes posés par l’expérimentation en soufflerie aérodynamique, Première thèse, PST du Ministère de l’Air, 1958-59.
  • 17. "Sur la réalisation dans une veine de soufflerie transonique des conditions du milieu illimité", CRAS, 1960.
  • 18. En collaboration avec G. Gontier et Nguyen Van Quy, "Similitude physique", Mémorial des Sciences, Gauthier Villars, 1960.
  • 19. . En collaboration avec G. Barbier, "La similitude et les équations aux dérivées partielles", Société royale de Belgique, 1960.


     5.d) Travaux de Decuyper.
  • 1. "Composition de similitudes planes. Application aux quadrilatères complets", SMF, 1948.
  • 2. "Sur l’hypocycloïde à trois points de rebroussements", 1948.
  • 3. "Sur les triangles en position isogonale", Mathesis, 1950.
  • 4. "Sur une propriété de la suite de Laplace périodique, de période 4", CRAS, 1951-52.
  • 5. "Sur les couples de résidus conjugués admettant les mêmes congruences d’axes", IIIe Congrès international de mathématiques, Salzbourg, 1951-52.
  • 6. "Sur les surfaces dont les lignes asymptotiques des deux familles appartiennent à des complexes linéaires", Bulletin de l’Académie royale de Belgique, 1953.
  • 7. "Sur des surfaces particulières". Proceedings of the international congress of mathematicians, Amsterdam, 1954.
  • 8. "Sur le quadrilatère de Demoulin d’une surface", Seminario maternatrio dell’Universita. Messina, 1953-54.
  • 9. "Sur quelques couples de surface ayant mêmes premiers axes relativement au réseau conjugué commun", Académie royale de Belgique, 1956.
  • 10. "Problèmes relatifs aux congruences des axes d’un réseau conjugué", Rendiconti del seminario matematico de Messina, 1957-58.
  • 11. Cours d’analyse de Mathématiques Générales, polycopié, 1957-58.


     5.e) Travaux de J. Lelong-Ferrand.
  • 1. "Sur les fonctions surharmoniques dans un demi-espace", Annales de l’ENS, 1949.
  • 2. "Extension du principe de Julia-Carathéodory", BSM, 1949.
  • 3. "Etude des fonctions surharmoniques dans un cylindre ou dans un cône", CRAS, 1949.
  • 4. "Extension de théorème de Phragmen-Lindelöf-Heins", CRAS, 1949.
  • 5. Cours de calcul différentiel et intégral professé à la Faculté des sciences de Lille, 1949-50.
  • 6. "La représentation conforme et transformations à intégrale de Dirichlet bornée", Cahiers scientifiques, Gauthier Villars, col. Julia, 1951-52.
  • 7. "Sur certaines clases de représentations d’un domaine plan variable", Journal de Mathématiques, 1952.
  • 8. "Sur la représentation conforme des bandes", Journal d’analyse de Jérusalem, 1952.
  • 9. "Sur une classe de représentations canoniques", CRAS, 1950-51.
  • 10. "Majoration de l’intégrale de Dirichlet dans certains espaces de Riemann", CRAS, 1953.
  • 11. "Formes différentielles définies sur une variété admettant un groupe continu d’isométries", CRAS, 1955.
  • 12. "Groupes d’isométries et formes harmoniques décomposables", CRAS, 1955.
  • 13. "Sur la décomposition spectrale des formes harmoniques", CRAS, 1956.


     5.f) Travaux de Zamansky.
  • 1. "Classes de saturation de certains procédés d’approximation de séries de Fourier", Annales de l’ENS, 1949.
  • 2. "Classes de saturation des procédés de sommation des séries de Fourier et applications aux séries géométriques", Annales de l’ENS, 1950.
  • 3. "Sur les classes de saturation des procédés d’approximation", CRAS, 1949-50.
  • 4. "Sur les séries trigonométriques", CRAS, 1949-50.
  • 5. "Sur l’approximation des fonctions absolument continues à variation bornée", CRAS, 1949-50.
  • 6. "Sur les séries de Fourier", 1949-50.
  • 7. "Sur la sommation des séries divergentes", CRAS, 1951.
  • 8. "Sur la sommation des séries divergentes et les théorèmes taubériens", CRAS, 1951.
  • 9. En collaboration avec Delange, "Sur une classe de procédés de sommation des séries divergentes", CRAS, 1952.
  • 10. "Sur la sommation des séries divergentes", CRAS, 1952.
  • 11. "Sur les séries divergentes", CRAS et Mémorial des Sciences mathématiques, 1952.


     5.g) Travaux de Campbell.
  • 1. "Une expression remarquable des solutions de période 2kp de l’équation de Mathieu associée", SMF, 1950.
  • 2. Théorie générale de l’équation de Mathieu et de quelques autres équations de la mécanique. Vol. I : Solutions périodiques. Vol. II : intégrale générale, 1952.
  • 3. "Contribution à l’étude des fonctions de Mathieu associées", SMF, 1950.
  • 4. "Equations intégrales des fonctions de Mathieu associées et applications", SMF, 1950.
  • 5. "Comportement asymptotique des fonctions de Mathieu associées pour les grandes valeurs des paramètres", Annales de l’Institut Fourier, 1951.
  • 6. "Sur les fonctions développées en séries de Weber", CRAS, 1950.
  • 7. "Sur les sommations de Cesaro d’ordre entier des séries de Weber", CRAS, 1951.
  • 8. "Sur la sommabilité et la dérivabilité de la série de Weber d’une fonction", CRAS, 1951.
  • 9. "Sur un cas de confluence des fonctions de Mathieu associées", CRAS, 1952.
  • 10. "Nouvelles équations intégrales pour les fonctions de Lamé", CRAS, 1952.
  • 11. "Equations intégrales et fonctions de Lamé", CRAS, 1952.
  • 12. "Sommes de Fejer et moyennes de Cesaro pour les développements d’une fonction en série de polynômes orthogonaux usuels", CRAS, 1952.
  • 13. "Développements en séries de polynômes orthogonaux se prêtant au calcul explicite des sommes de Fejer", CRAS, 1952.
  • 14. "A propos de la thèse sur Descartes de M. Ferdinand Alquie", Revue des Sciences humaines, 1952.
  • 15. "Sur l’œuvre scientifique de Monge, thèse de M. René Taton", Monde-Nouveau, 1952.
  • 16. "Sur l’œuvre mathématique de Desargues, thèse de M. René Taton", Monde-Nouveau, 1952.
  • 17. "Sur le problème cosmologique, théorie de la gravitation généralisée, d’Albert Einstein", Monde-Nouveau, 1952.
  • 18. "Sur la dernière philosophie mathématique de Jean Cavaillès", Collège philosophique, 1952.


     5.h) Travaux de Kourganoff.
  • Edition et rédaction des Astronomical News Letters.
  • 1. En collaboration avec Busbridge, "Basics methods in transfert problems-radiative equilibrium and neutron diffusion", Presses universitaires d’Oxford, série International monographs on physics, 1952-53.
  • 2. En coopération avec l’Observatoire de Florence, Traduction commentée de Physique des atmosphères stellaires de Unsüld, 1955.
  • 3. "Analyse de quelques travaux relatifs à la structure interne des étoiles et leur stabilité publiés en URSS", Société royale des sciences de Liège, 1953.
  • 4. "Travaux de V.G. Fessenkoff et D.A. Rojkovsky sur la formation des étoiles à partir des filaments de nébuleuses diffuses", Contributions du Laboratoire d’Astronomie de Lille, 1954.
  • 5. "Astrobotanique", Astronomie, 1954.
  • 6. "Rapport introductif sur les étoiles Be et P Cygni", Colloque international d’astrophysique de Liège, 1956-57.
  • 7. "Sur la pédagogie de l’initiation à la résolution des équations différentielles linéaires du premier ordre", Bulletin de l’APMEP, 1956-57.
  • 8. "Les conditions particulières de l’enseignement des langues aux scientifiques", Bulletin de l’APMEP, 1957-58
  • 9. "Les étoiles chaudes à raie d’émission", L’astronomie, 1957-58.
  • 10. "Les barrières linguistiques et la création d’instituts de linguistes scientifiques", Mouvement national pour le développement scientifique, 1957-58.
  • 11. La recherche scientifique, Que sais-je ?, Traduit en espagnol et en japonais, 1957-58.
  • 12. "Vers un statut du scientifique", Hommes et Commerce, 1959.
  • 13. En collaboration avec Y. Atanasieevic, "Photoelectric observations of  Lyrae", Astrophysical Journal, 1960.


     5.i) Travaux de Descombes
  • 1. "Etude diophantienne de certaines fores linéaires non homogènes", SMF, 1954.
  • 2. "Sur un problème d’approximation diophantienne", CRAS, 1956.
  • 3. "Sur la répartition des sommets d’une ligne polygonale régulière non fermée", Annales de l’ENS, 1956.


     5.j) Travaux de Germain.
  • 1. "New applications of Triconi Selections", Second US Congress of mechanics, Ann. Arler Michigan, 1954-55.
  • 2. En collaboration avec M. Buder, "Sur l’unicité des éboulements avec choc dans la mécanique de Burgers", Deutch Jahrbuck Luftfahrt, 1953.
  • 3. En collaboration avec M. Fenain, "Sur le calcul en deuxième approximation des ailes coniques à section losangique", CRAS, 1955.
  • 4. "Remarks on transforms and boundary value problem", Journal of Rat. Mech. And Analysis, 1955.
  • 5. En collaboration avec Melle Vallec, "Etude de l’effet de dièdre dans les écoulements supersoniques", La recherche aéronautique, 1956.
  • 6. En collaboration avec M. Grundersen, "Etude des écoulements non stationnaires à entropie faiblement variables", CRAS, 1955.
  • 7. En collaboration avec M. Fenain, "Seconde approximation pour les écoulements soniques", CRAS, 1955.
  • 8. "Quelques progrès récents en aérodynamique théorique des grandes vitesses", Congrès de mécanique de Bruxelles, 1956.
  • 9. "Ecoulements transsoniques avec onde de choc", CRAS, 1956.
  • 10. "Sur le minimum de traînée d’une aile de forme en plan donnée", CRAS, 1957.
  • 11. "Aile symétrique à portance nulle et de volume donné réalisant le minimum de traînée en écoulement supersonique", CRAS, 1957.
  • 12. "Sur la détermination des ailes optimum en aérodynamique supersonique linéaire", La recherche aéronautique, 1957-58.
  • 13. "Sur la détermination des ailes à traînée minimum", La recherche aéronautique, 1957-58.
  • 14. "Introduction à l’étude de l’aéromagnétodynamique", Tech. Mémo. ONERA, 1957-58.


     5.k) Travaux de Deheuvels.
  • 1. "Opérations cohomologiques et classes caractéristiques", Colloque de Louvain, 1956.
  • 2. "L’intégrale de Lebesgue". Cours professé en calcul différentiel et intégral en janvier février 1957, Annales de l’Institut Fourier, 1957.
  • 3. "Classes caractéristiques d’une application continue", Colloque de topologie algébrique, Louvain, 1957.
  • 4. En collaboration avec L. Michel. Séminaire sur la théorie quantique des champs, 1957-58.
  • 5. "Espaces fibrés", Société mathématique de Belgique, 1958-59.
  • 6. "Homologie à coefficients dans un antifaisceau", CRAS, 1960.
  • 7. "Les avatars du théorème de Riemann-Roch", Cours professé à l’Université de Yale (USA), 1960.


     5.l) Travaux de Parreau.
  • 1. "Théorème de Fatou et problème de Dirichlet pour les lignes de Green de certaines surfaces de Riemann", Colloque international de théorie des fonctions, Annales Academia Scientiarum Fennicae, 1956-57.
  • 2. "Formes et courants. Théorème de Rham", Séminaire de topologie algébrique, 1958.


     5.m) Travaux de B. Mandelbrot.
  • 1. "Application of thermodynamical methods in communication theory and its econometrics". 1957-58.


     5.n) Travaux de Roseau.
  • 1. "Short waves parallel to the shore over a sloping beach", Communications on pure and applied mathematics, 1958.
  • 2. "Diffraction of elastic waves on a homogeneous medium clamped along a half plane", Communications on pure and applied mathematics, 1959.
  • 3. "Sur un problème de diffusion d’ondes liquides", CRAS, 1959.
  • 4. "Résultats d’unicité, solutions singulières et généralisations d’un problème de diffusion d’ondes liquides", CRAS, 1959.
  • 5. "Diffusion dans un sol perméable d’ondes liquides entretenues par la marée", Annales de l’ENS, 1960.


     5.o) Travaux de S. Marquet.
  • 1. "Base de la théorie cinétique des gaz et équation de Boltzmann. Cas où le fluide est soumis à un champ de forces", CRAS, 1958.
  • 2. "Base de la théorie cinétique des gaz. Equation de Boltzmann", Colloque du CNRS sur le calcul des probabilités, 1958.


     5.p) Travaux de Cerf.
  • 1. "Topologie de certains espaces de plongements", SMF, 1959.
  • 2. "Groupes d’automorphismes et groupes de difféomorphismes des variétés compactes de dimension 3", Colloque international de topologie algébrique de Lille, 1959.


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